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ESSANIA : Comme tous tes fidèles lecteurs, nous attendons avec impatience la sortie de ton dernier livre "Louis du Désert". Pourrais-tu nous en dire quelques mots ? Daniel Meurois
: "Louis
du Désert" sera incontestablement un livre bien
différent de tous ceux que j'ai rédigés
jusqu'à présent. Peut-être déconcertant
pour nombre de mes lecteurs. Ce ne sont pas du tout les propos
d'un Maître de sagesse qui y sont rapportés, ni
des paroles toutes prêtes à être encadrées.
Il s'agit de la quête exigeante d'un homme à la
recherche de l'absolu, dans ses questionnements, ses erreurs,
ses élans, son mysticisme et ses côtés humains
de tous les jours. C'est une sorte de reportage, vu de l'intérieur,
consacré à une figure exceptionnelle de notre histoire
médiévale, une figure qui a sans cesse pour but
de nous éclairer sur E. : Quand on lit "De Mémoire d'Essénien" ou encore "La Demeure du Rayonnant", on a l'impression que les problèmes liés à l'intolérance et au dogmatisme qui ont été vécus dans ces époques lointaines, touchent notre civilisation actuelle de la même manière. Qu'en penses-tu ? D. M. : L'intolérance
et le dogmatisme sont véritablement des sortes de maladies
chroniques qui ont suivi l'être humain dans toute son histoire,
jusqu'à présent. Le problème c'est que l'on
a toujours la sensation que cela appartient essentiellement au
passé ou alors aux autres cultures contemporaines. Comme
disait déjà Montaigne, l'hérésie
et l'intolérance sont toujours au delà de nos frontières.
Nous ne sommes jamais concernés puisque, là où
nous naissons, se trouve forcément la vérité,
même si nous nous en défendons. E. : Notre monde est de plus en plus touché par les catastrophes naturelles. Certains disent que l'humanité est en train de "payer son karma", d'autres encore parlent des cycles naturels de la Terre, d'autres encore de son éthérisation, etc... Peut-on dire, en fait, qu'il y a un peu de tout cela ? D.M. : Je pense effectivement
que c'est un peu tout cela à la fois. Nous en sommes à
une croisée des chemins à un niveau individuel,
collectif, tout en même temps que la Terre et le système
cosmique dans lequel elle est inclue, sont également amenés
à passer à une autre étape. Nous vivons
à l'époque d'une grande convergeance qui est l'occasion
d'une énorme série de tests personnels et globaux. E. : D'après les prophéties (1) faites par un vieux sage apache en 1920 , c'est au moment où l'on verrait ces diverses catastrophes qui nous touchent aujourd'hui (grande mer d'ordures flottantes, de pétrole et de poissons morts, soulèvements de la Terre, violentes tempêtes, forêts couchées en train de mourir, etc...), bref c'est là que l' "on ne pourra plus guérir la Terre sur le plan physique et seule une guérison spirituelle pourra changer le cours des avenirs probables de l'humanité". Et quand on regarde les actualités, on voit bien que ceux qui essaient de réparer les dégâts font face à d'énormes difficultés. Penses-tu que nous soyons réellement entrés dans une phase où nous ne pouvons plus résoudre nos problèmes matériellement ? D.M. : Je suis absolument convaincu
que des moyens matériels, financiers et technologiques,
ne peuvent suffire à "désintoxiquer"
notre planète et sa population. La racine du problème
qui assassine littéralement notre monde aujourd'hui se
trouve au niveau de notre conscience et de notre coeur. E. : Sur Essania, il y a maintenant une page consacrée à la Méditation du Pissenlit, dans l'espoir de créer un réseau pour qu'à chaque heure quelqu'un, dans une partie du monde, fasse cette méditation. Pourrais-tu apporter quelques conseils utiles pour ceux qui y participeront ? D.M. : La "méditation du Pissenlit" telle que je l'ai retranscrite est, je crois, assez complète en elle-même. Je peux toutefois insister sur la nécessité, lorsqu'on la pratique, de cultiver un sentiment de communion accru avec l'ensemble de notre monde. La communion sous-entend une circulation de l'amour dans toutes les directions. Dans la "méditation du Pissenlit", par notre attitude d'émission, on a peut-être tendance à oublier que l'on reçoit en retour ce que l'on sème... E. : Merci d'avoir pris le temps de répondre à ces question et merci pour tous ces ouvrages qui sont, pour beaucoup d'entre nous, des oeuvres de bienfaisance ! (1) Voir NEXUS MAGAZINE N°7 (http://www.nexus.fr) |