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(2)Cependant, son corps de chair tenu en parfait état d'incorruptibilité séjourna dans le monastère plusieurs siècles encore puis fut transporté avec le concours des Frères des étoiles... plus à l'Est. .../... Par contre, dans ton séminaire "Enseignements premiers du Christ" (2004), tu as déclaré : "D'après ce que j'ai pu savoir - car les nouvelles circulaient beaucoup entre nous - le Maître Jésus est parti s'isoler pendant de nombreuses années au monastère du Krmel à l'époque, qui se trouvait près de la frontière du Lyban actuel. Puis, vers l'âge de soixante environ, il est parti pour l'Asie et il aurait quitté son corps physique de sa propre volonté, au pied de l'Himalaya, à un âge très avancé." .../... À première vue, c'est effectivement assez contradictoire... à moins que quelque chose nous échappe et que tu puisses nous éclairer à ce propos ? Daniel Meurois : Oui, ta question concernant le départ physique du Maître Jésus est très pertinente. Une contradiction peut en effet apparaître entre ce qui est écrit dans le livre et mon séminaire. Voilà comment les choses se sont passées... Lors de la fin de la rédaction de "De Mémoire d'Essénien", j'ai eu accès à des images de la mémoire akashique issues de plusieurs périodes. Je situe la première (1) environ à 60 ou 70 ans après la crucifixion. J'ai alors capté ce qui se disait, non pas parmi le peuple qui croyait déjà, quant à lui, à la résurrection, mais chez les disciples des disciples. Quant à la seconde
(2), je l'ai spontanément
captée à l'époque des tout premiers Templiers
en discussion avec des Chrétiens vraisemblablement de
tendance copte. Aujourd'hui, il me paraît quasiment certain que le Maître lui-même et ses intimes ont très vite cherché à brouiller les pistes en faisant courir des informations qui, bien que réservées à un petit cercle, ont dissuadé quiconque de chercher à retrouver sa trace. Certains n'auraient évidemment pas hésité à aller le rejoindre vers l'Himalaya quelques années après son départ officiel. La thèse de l'isolement définitif au Krmel puis, beaucoup plus longtemps après, de son ascension volontaire ont donc été "retenues" par un très petit noyau de personnes. C'est cela que j'ai donc capté en 1984, à la fin de la rédaction du livre. Il aura fallu attendre que je me plonge dans la recherche de l'Évangile de Marie-Madeleine pour que j'aie accès à d'autres informations sans doute beaucoup plus en accord avec les faits... en entendant parler Marie-Madeleine elle-même dans des confidences faites à l'une de ses compagnes. C'est la matière de ces confidences qui m'a fait annoncer, lors du séminaire, que le Maître était reparti vers le Cachemire où il avait terminé ses jours. En réalité,
j'ai progressé dans ma recherche personnelle sans l'avoir
même cherché puisque cette information, découverte
fortuitement, ne faisait pas partie du propos-même de l'Évangile
de Marie-Madeleine. Régis Fugier : Une autre question que certains d'entre nous se sont souvent posée : Est-ce que Jésus était un Walk-In ? Daniel Meurois : Je comprends bien leur légitimité
étant donné la façon dont les choses ont
été formulées à travers le témoignage
constitué par "De mémoire d'Essénien".
Ce qu'il importe cependant de bien comprendre, c'est que la nature des enseignements et des initiations dispensés à quelques-uns au Krmel était si intense qu'elle provoquait de profonds changements de perception et de compréhension chez ceux qui en bénéficiaient. On pouvait vraiment parler alors de "mort initiatique". C'est dans ce sens là qu'il faut interpréter l'expression selon laquelle Joseph s'est "endormi" au Krmel... Cela signifie simplement que la vraie nature de Jésus, celle de son âme, s'y était réveillée en lui. Je crois pouvoir affirmer qu'il faut vraiment écarter toute notion de Walk-in dans le contexte de Jésus, non seulement dans le cadre du Krmel mais aussi dans celui de son adombrement par le Christ puis par le Logos.. Le phénomène de l'adombrement est très différent de celui du Walk-in, en ce sens que l'âme qui le vit n'abandonne pas son corps. Elle est "recouverte" par l'émanation d'un esprit qui n'est pas le sien et qui vient, en quelque sorte, la magnifier davantage encore. En fait, c'est exactement le phénomène de la "possession" mais au sens lumineux du terme. C'est un événement rare, plus rare que celui du Walk-in. On ne le constate que chez les véritables Avatars, c'est-à-dire les incarnations divines, qu'elles soient de type cosmique ou planétaire. Jésus à toujours été Jésus durant son adombrement par le Christ et le Logos. Il lui arrivait très rarement de parler de ce qu'il vivait mais je peux dire que lorsqu'il y parvenait et consentait à en dire quelques mots, il se disait alors comme "privé" de sa personnalité initiale. En employant une expression moderne, je me hasarderais à dire qu'il se sentait "hyper-dynamisé" au niveau de sa conscience et de son corps, "transcendé" par une Force qui n'avait rien d'humain au sens classique du mot. C'était un état qu'il ne pouvait pas physiquement supporter sur de trop longues périodes de temps. C'est là qu'il éprouvait le besoin de se "retirer dans le désert", autrement dit de s'isoler pour ne plus être simplement "que" le Maître Jésus. Il faut comprendre qu'un Avatar n'est pas nécessairement constamment adombré. Pour en venir maintenant à ce que tu dis au sujet de certains walk-in de notre temps qui ne revendiquent pas le fait d'en être, je trouve cette attitude tout à fait normale et saine. Le phénomène, lorsqu'il est authentique, ne doit pas être mis lumière car il n'a rien d'important en soi qui puisse être enseignant. C'est la parole d'un "missionné spirituel", c'est son exemple, souvent dérangeant et audacieux, qui doivent primer et non pas son origine, quelle qu'elle soit. Si un "coup de flash" était lancé sur l'identité "non terrestre" d'un enseignant, cela lui nuirait incontestablement. Le côté sensationnel des choses étoufferait son travail et l'enseignant en question n'attirerait à lui que des personnes en mal d'une certaine science-fiction qui n'a rien à voir avec la profondeur cosmique de la relation au Divin à travers l'univers. Personnellement, je me méfie un peu de l'utilisation du terme de walk-in car il évoque à mes yeux une mode un peu trop "nuageuse" d'origine nord américaine qui aime à se perdre dans ce que j'appelle la "phénoménite" au détriment d'une véritable réflexion. Je ne nie absolument pas le phénomène en lui-même, bien au contraire... et il faut savoir qu'il existe. Je dis simplement qu'il n'y a pas grand intérêt à se focaliser sur lui. Il n'est pas formateur pour ceux qui le constatent ou le soupçonnent. Il se justifie et est enseignant pour celui qui le vit du dedans et qui grandit à travers lui. Il est une sorte d'outil qui se manie en silence et avec discrétion s'il veut réellement servir autrui dan son ascension. Régis Fugier : Daniel, dans ton article fort intéressant de mars 2009 sur ton site : " Comme il doit être étrange d'être Ange ", j'ai noté ce passage : "Je suis donc convaincu que c'est par l'incarnation de notre âme dans la densité d'un monde tel que le nôtre que notre nature profonde a le plus d'opportunités de se révéler et « d'ascensionner », pour reprendre un terme à la mode. Tâtonner, se tromper, se brûler aussi, tout cela constitue incontestablement notre richesse fondamentale et non le handicap que nous imaginons trop systématiquement" Je comprend bien et suis tout à fait d'accord sur ce point. Toutefois, dans un ouvrage intitulé "Messages de Jeshua" - de Paméla Kribbe, Edition Hélios - (un livre fort intéressant pour tout dire), il y a un chapitre qui, d'une certaine manière, rejoint tout à fait tout ce que tu dis... et ajoute une chose sur laquelle je souhaiterais connaître ton avis : "S'il vous plaît, ne sous-estimez pas la signification de vos vies sur la Terre. Vous appartenez à la part la plus créative, la plus avancée et la plus courageuse de Dieu «Tout- Ce- Qui- Est». Vous êtes des explorateurs de l'inconnu et des créateurs du Nouveau. Vos explorations à travers le royaume de la dualité ont servi un but qui va bien au-delà de ce que vous pouvez imaginer. Il est difficile de vous expliquer le sens le plus profond de vos voyages, mais nous pouvons dire que vous avez créé un nouveau type de conscience qui n'existait pas auparavant. Cette conscience a été d'abord manifestée par le Christ, quand il a marché sur la Terre. Cette conscience, que nous appelons la conscience du Christ, résulte d'une alchimie spirituelle. L'alchimie physique est l'art de transformer le plomb en or. L'alchimie spirituelle est l'art de transformer l'énergie sombre en «troisième énergie», l'or spirituel présent dans l'énergie du Christ. Notez bien que nous ne disons pas que le but est de transformer l'obscurité en Lumière, ou le mal en bien. Sombre et lumineux, mauvais et bon sont des opposés naturels; ils existent par la grâce de l'un et de l'autre. La vraie alchimie spirituelle introduit «une troisième énergie», un type de conscience qui embrasse les deux polarités grâce aux énergies d'amour et de compréhension. Le vrai but de votre voyage n'est pas que la Lumière vainque l'Obscurité, mais d'aller au-delà de ces opposés et de créer un nouveau type de conscience, qui peut maintenir l'unité en présence tant de la Lumière que de l'obscurité.../... .../... La fin de votre voyage consistera en ce que vous serez devenu(e)s plus grand(e)s que le bien et le mal, la Lumière et l'obscurité. Vous aurez créé une troisième énergie, l'énergie du Christ, qui embrasse et transcende les deux. Vous aurez fait grandir la création de Dieu. Vous serez la Nouvelle Création de Dieu. Dieu sera allé au-delà de Lui/Elle quand la conscience de Christ sera entièrement née sur la Terre. La conscience de Christ n'existait pas avant «l'expérience humaine». La conscience de Christ est la conscience de celui ou de celle qui a fait l'expérience de traverser de multiples couches de dualité, qui a réussi à composer avec elles et qui émerge de «l'autre côté». Ce seront les habitants de la Nouvelle Terre. Ceux qui auront lâché prise de la dualité. Ceux qui auront reconnu et embrassé leur propre divinité. Qui seront devenus Un avec leur Soi divin. Mais leur Soi divin sera différent de celui d'avant. Il sera plus profond et plus riche que la conscience d'où il provient. On pourrait dire aussi que Dieu se sera enrichi Lui/Elle-même en traversant l'expérience de la dualité." Voilà, cher Daniel. Ceci me paraît tout à fait encourageant et je voudrais connaître ton avis sur cette vision des choses. Daniel Meurois : Merci beaucoup pour la communication
de ce beau texte avec lequel je suis fondamentalement en accord.
En réalité, il rejoint point par point les notions
que je m'efforce de retransmettre depuis le départ, à
savoir que, ultimement, il ne s'agit pas de "s'enrôler"
auprès du pôle plus ou du pôle moins de la
grande Batterie ( ou pile ) cosmique mais de se fondre en Elle
dans son entièreté. Se fondre en Elle signifie,
par la même occasion, la nourrir de notre vécu parmi
les mondes de la dualité. En d'autres termes, c'est donc
permettre l'expansion de cet incommensurable Champ de Conscience
que nous nommons Dieu. Voilà le pourquoi de cette affirmation
de Louis-Claude de Saint- Martin qui, au XVIII ème siècle
a audacieusement écrit " Dieu a besoin des hommes".
En fait et pour conclure ces quelques mots, on en revient à ce qui constitue le coeur de "Comment dieu devint Dieu". |